La nouvelle caserne.
L'aménagement de ces nouveaux
locaux, situés sur l'avenue Louis Libert, avait nécessité beaucoup de
transformations et d'aménagements divers. Ces
bâtiments servaient auparavant à un commerce de
grains et d'accessoires divers tels que cages à
oiseaux, filets de tenderie et bien d'autres choses.
Il était nécessaire de rehausser les portes d'accès
au garage, ceci afin de permettre la rentrée
des trois nouveaux camions acquis par la commune au
cours des cinq années écoulées. Il fallait également
aménager une fosse permettant d'avoir accès aux
châssis des camions mais aussi aménager des communs
afin d'en faire un appartement pour les concierges.
Le chauffage des locaux devait aussi être installé
et l'ensemble de ces travaux exigeait beaucoup de
main d'oeuvre qui fut, pour une bonne part, apportée
par des pompiers volontaires.
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Beaucoup d'invités étaient présents lors
de cette grande manifestation. L'on pouvait y rencontrer les
représentants des divers corps de sapeurs-pompiers venus de
Malmédy, de Spa, de Battice et de Hamoir. Les membres de la
protection civile étaient eux aussi conviés à cette
inauguration et l'on y rencontra également le premier
commandant du corps, Lucien PAQUAY de même que François
GUSTIN, âgé de 69 ans et toujours en fonction depuis 1951.
L'on vit aussi la présence de représentants des corps de
sapeurs-pompiers français de Sedan et de Floing.
Comme nous l'avons vu dans le chapitre
précédent, une ère de modernisation va prendre son envol.
Divers matériels, ordinateurs, imprimantes et logiciels bien
spécifiques vont être acquis par le SRI. Les années passent,
les choses évoluent dans le bon sens et l'on organise des
journées "portes ouvertes" qui rencontrent à chaque fois un
vif succès. La population d'Aywaille et alentour a toujours
manifesté sa réelle bienveillance envers le service
d'incendie qui se compose d'une trentaine d'hommes fin 1989.
Si un matériel de réanimation est présent
et opérationnel dans leurs véhicules, les pompiers
d'Aywaille ne sont toujours pas équipés d'une ambulance.
Est-il besoin de rappeler que certains élus communaux
n'apprécient pas volontiers les dépenses occasionnées par le
SRI d'Aywaille ? Chose qui, à l'heure actuelle, est toujours
d'actualité ! Fin 1989, le SRI aqualien couvre un territoire
d'environ 18.500 hectares.
Tous les hommes sont titulaires du brevet
COSAMU (Commission de Coordination des Services d'Aide
Médicale Urgente) N'était-ce pas là une très bonne raison
pour justifier l'acquisition d'une l'ambulance ? En
revanche, le SRI a reçu une nouvelle autopompe nettement
plus puissante que la précédente dont coût : 5.000.000 Frs.
De quoi faire pâlir quelques édiles communaux !
Tout cela nous amène en 1991, année au cours de laquelle les
choses ont nettement évolué puisque l'ambulance tant de fois
demandée est enfin arrivée. Prêtée par le Ministère de la
Santé Publique, elle fut mise en fonction le 7 septembre à 8
heures du matin. Elle allait ainsi permettre d'assurer un
service opérationnel 24/24H en organisant des rôles de garde
d'une durée de 12 heures. L'équipe du SRI comprend alors
dans ses rangs 12 membres brevetés AMU (Aide Médicale
Urgente) et, après avoir réussi leurs brevets, huit autres
personnes viendront compléter l'effectif. Le service est
alors doté de deux infirmiers et deux infirmières
urgentistes plus un médecin attitré. Le service "100"
aqualien devenait opérationnel.
1991
marque le quarantième anniversaire de l'existence du corps
officialisé en 1951, bien qu'il existât des pompiers bien en
amont de cette date, nous avons pu le constater dans les
articles précédents. C'était là une occasion d'organiser
diverses manifestations au cours desquelles fut créée une
charte de jumelage avec le corps des sapeurs-pompiers
français de Floing. Outre la participation de la
gendarmerie, l'on notait également la présence de
représentants de la Croix Rouge, de la commune de Stoumont,
du 13ème Wing et d'autres.
Diverses
allocutions furent prononcées par plusieurs personnalités
toutes d'accord de reconnaître l'évolution technologique
permanente faisant bénéficier les sapeurs-pompiers
d'Aywaille d'un matériel de pointe fiable et performant.
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Quelques
précisions.
Les divers services
d'incendie sont basés sur un règlement organique
décrété par le Ministère de l'Intérieur. Adapté
aux contingences locales, celui d'Aywaille fut
voté par le conseil communal en date du 11
juillet 1975. Le règlement organique définit les
missions attribuées aux sapeurs-pompiers. Il
détermine également le cadre du personnel
volontaire et toutes les dispositions relatives
aux conditions de recrutement, de promotion,
d'engagement ou de licenciement. Le règlement
organique est complété par un règlement d'ordre
intérieur, déterminant les mesures relatives au
fonctionnement du service. Les pompiers
volontaires sont en principe rémunérés, ou
plutôt indemnisés, suivant des échelles
barémiques arrêtées par le conseil communal.
Le SRI d'Aywaille en 1991.
Relevé du matériel :
-
Un camion de marque DODGE,
équipé d'une autopompe semi lourde avec un
réservoir d'une contenance de 2200 litres
d'eau.
- Un camion de marque SAVIEM,
équipé d'une
autopompe semi lourde avec un réservoir
d'une contenance de 8000 litres d'eau.
-
Un camion de marque
RENAULT, équipé d'une autopompe semi lourde
avec un réservoir d'une contenance de 2000
litres d'eau.
- Un camion de marque UNIMOG, véhicule
destiné aux zones enclavées et aux
interventions en forêt.
- Une ambulance de marque VOLKSWAGEN
comprenant outre un matelas coquille, tout
l'équipement requis pour assurer le service
100 ainsi qu'un équipement médical dit "de
première intervention"
- Un matériel très important comprenant
divers appareils et équipements spécifiques
aux différents types d'interventions.
Le bâtiment, comme nous
l'avons vu précédemment, est situé sur l'avenue
Louis Libert; il est occupé par un couple de
concierges assurant ainsi une garde permanente.
Le service est muni d'un système informatisé
permettant l'automatisation de certaines tâches
récursives.
L'équipe des
sapeurs-pompiers était constituée par :
- le lieutenant chef de service, en
l'occurrence Michel GOVAERTS.
- 2 lieutenants et un officier médecin.
- 3 adjudants.
- 3 premiers sergents.
- 3 sergents
- 7 caporaux et au maximum, 48 sapeurs ou
ambulanciers mais il faut savoir qu'à
l'époque, le cadre était incomplet. De
nouveaux candidats devaient donc encore être
recrutés.
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En 1989, le conseil communal avait arrêté
un programme quinquennal visant l'acquisition de matériel
subsidié. Il n'a cependant pas toujours été appliqué en
temps utile suite aux difficultés budgétaires que
connaissait le Ministère de tutelle. Le camion de marque
UNIMOG décrit ci-dessus, faisait l'objet du premier gros
investissement de la première année dudit plan. La même
année, il fut procédé au remplacement des postes émetteurs
et à l'achat de deux appareils respiratoires. Au cours des
quatre années suivantes, divers matériels furent soit
achetés, soit remplacés.
Si certaines
missions spécifiques assurées par les sapeurs-pompiers sont
gratuites, d'autres telles les interventions pour la
destruction des nids de guêpes ou encore les sorties
destinées aux ravitaillements en eau sont payantes.
L'année 1991 fut également marquée par la nomination de 18
nouveaux ambulanciers diplômés à l'issue de la réussite des
épreuves imposées. La formation qu'ils ont reçue comprenait
60 heures de cours théoriques ainsi que la participation à
40 heures de stages suivis en milieu hospitalier.
Tout semblait fonctionner au mieux mais il faut savoir que
des divergences d'opinions entre le SRI et le conseil
communal irritaient les hommes et nuisaient parfois au bon
fonctionnement du service. Paradoxalement, certains élus
communaux revêtant des couleurs de partis politiques dits
"socialistes" ou encore à caractère "social" n'ont pas
toujours apprécié les dépenses
occasionnées par le SRI. Soit ils émettaient des votes
négatifs ou bien s'abstenaient d'émettre un avis lorsqu'il
était question de doter le SRI de matériels complémentaires.
Mais ne dit-on pas que s'abstenir de voter une décision est
la meilleure façon d'agir en laissant sous-entendre que l'on
est en accord tout le monde ? C'est l'une des facettes
nuisibles de la politique.
En 1995, des polémiques voient à nouveau le jour. A nouveau
des dissensions font leur apparition entre les partis de la
majorité et ceux de l'opposition. L'objet du contentieux est
en l'occurrence un mannequin de réanimation ayant pour but
de permettre au personnel des sapeurs-pompiers de se
familiariser avec les techniques de défébrilation. Qu'il est
loin le temps où l'on parlait de cordes et de seaux ! Si les
pompiers d'Aywaille avaient la prétention de vouloir être de
plus en plus performants lors de leurs interventions,
fallait-il alors qu'on leur en donnât les moyens. Certes le
mannequin réclamé était relativement onéreux puisqu'il
avoisinait les 200.000 Frs. Mais la sécurité des citoyens ou
encore celle des personnes victimes d'accidents à-t-elle un prix ?
Un article paru dans le journal «La Meuse» du 8 juillet 1995
relate ces faits. Le mannequin a finalement été acquis par
la commune grâce aux partis de la majorité. L'opposition
ayant préféré s'abstenir de voter. Un passage de cet article
dit, je cite : «Qui va pouvoir nous expliquer pourquoi
il faut un mannequin de réanimation pour les pompiers ? a
demandé René HENRY (Visa) à la majorité» Fin de
citation. Et Philippe DODRIMONT, alors échevin, de préciser, je cite
: «... il (le mannequin) doit s'imbriquer dans le
nouveau matériel des pompiers qui ont reçu une nouvelle
ambulance le jour de l'été. Cela me gêne d'entendre parler à
la légère d'un tel travail. Ce mannequin est une sécurité
supplémentaire pour ceux qui peuvent en avoir besoin»
Fin de citation. Et hop ! Un mannequin pour les pompiers.
Mais quel mannequin !
Lors de deux journées «portes ouvertes» en date d'octobre
1995, des allocutions de divers membres du personnel nous
apprennent qu'il faudra songer à remplacer certains
véhicules allant bientôt atteindre vingt années de services.
La moyenne des interventions annuelles avoisine les 1200
interventions qui ont lieu essentiellement sur les
territoires d'Aywaille et de Stoumont. Au cours des
dernières années, les opérations ont évolué de façon
remarquable. Auparavant elles étaient concentrées à 75 % sur
les incendies et feux de forêts et à 25 % par les ambulances
appelées principalement pour des accidents de la route. A
l'époque, l'on constate un renversement de situation par le
fait que les maisons et les bâtiments sont nettement mieux
protégés et d'une manière générale, les feux de forêts
sont en régression.
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Décembre 1995 :
compte-rendu des missions effectuées en 1994.
Types de
missions pompiers :
- Nombre de
missions pompiers : 900, dont les principales
sont :
- Nids de guêpes : 281
- Ravitaillement en eau : 75
- Nettoyages de routes : 46
- Accidents de roulage,
désincarcérations, balisages : 44
- Fausses alertes : 27
- Feux de cheminées : 16
- Feux divers : 17, feux de
forêts : 2, feux véhicules : 8
- Éboulements : 1
Types de
missions ambulances :
-
Interventions
du SMUR (VIM) : 53
-
Interventions
à la demande du service 100 : 152
-
Interventions
du médecin de corps : 142
-
Interventions
à la demande des médecins de famille : 95
-
Courses
inutiles : 36
-
Accidents de
roulage : 74
-
Chutes : 84,
maladies : 254, voie publique : 140, lieux
publics : 32
-
Domiciles :
260
Quelques coûts
:
Généralement, les
missions de secours sont gratuites hormis :
-
Les interventions
pour les nids de guêpes : 750 Frs.
-
Les
ravitaillements en eau : calculés au prorata
de la quantité fournie
-
Ambulance :
forfait de 1700 Frs. + 170 Frs./Km du 11ème au
22ème + 130 Frs dès le 22ème Km.
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Quant à l'année 1996, elle ne manquera pas de nous
surprendre encore !

© Jacques Schoumakers 2004
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