Le service régional d'incendie d'Aywaille (SRI)

Petit à petit, le professionnalisme s'instaure.

L'existence d'un corps de sapeurs-pompiers est maintenant un fait acquis. Les autorités communales sont bien conscientes du fait qu'il faut continuer de progresser dans le bon sens en dotant graduellement le corps des sapeurs-pompiers de tout le matériel qui leur sera nécessaire afin de solutionner efficacement et rapidement les différents sinistres pouvant survenir dans la région. Cela ne signifie pas qu'elles l'on fait. Nous remarquerons qu'à plusieurs reprises, des propos élogieux furent adressés au corps des sapeurs-pompiers mais également bien des critiques furent émises à l'égard des émules de notre commune.

Divers accords et conventions seront établis avec les communes avoisinant Aywaille ainsi qu'avec les autres corps de sapeurs pompiers existants.

Quelques faits et dates à retenir.

- En mars 1955, suite à un incendie relativement important survenu au séminaire de Saint Roch, le directeur de l'établissement transmet une lettre de remerciements à la commune d'Aywaille. Destinée au corps des sapeurs-pompiers, son but était de souligner la promptitude et le dévouement dont ont fait preuve les soldats du feu lors de leur intervention. Dans cette lettre écrite par le directeur monsieur VIEUJEAN, l'on peut retenir les propos suivants : " ... Un groupe de pompiers est venu tout de suite, avec une rapidité record (sic) à notre secours et a fait preuve de qualités remarquables : intelligence, sang-froid, décision, initiative, dévouement, discipline ..." On y relevait  aussi " ... Cet incendie a permis aux habitants de la région d'apprécier leur valeur et doit inspirer à tous un sentiment de sécurité"

- Le 29 septembre 1955, une convention est établie entre le groupement d'Aywaille et la commune de Hamoir dans le but d'obtenir de part et d'autre une aide mutuelle en cas de sinistre relativement important.

 

 

Dimanche 12 février 1956, une scierie en feu à Sougné.

D'origine inconnue l'incendie du hangar de la scierie JAMAGNE, situé rue du Broux à Sougné, a causé d'importants dégâts. Seule une cheminée restait debout parmi les matériaux entreposés dans ce hangar. Environ 10 minutes après que fut donnée l'alerte, le commandant RESIMONT accompagné de 3 volontaires étaient sur place avec leur camion et les motos pompes. Comble de malchance, la bouche d'incendie située près des lieux du sinistre était défectueuse. Il fallut donc utiliser une autre bouche située quelques 100 mètres plus loin. L'incendie était d'autant plus menaçant qu'il fallait protéger un autre hangar situé à deux mètres du sinistre mais aussi un fenil tout aussi proche et déjà atteint par les flammes. L'incendie, d'une rare intensité, ne fut circonscrit qu'aux alentours de 19 heures.

Outre le gros incendie survenu au séminaire de Saint Roch et le sinistre d'une ferme sise à Rouvreux, le groupe des sapeurs-pompiers d'Aywaille n'avait jusqu'à là rencontré que des feux de moindre importance.

 

- Le 24 septembre 1958, l'ancienne commune de Harzé avertit la commune d'Aywaille qu'elle désire rompre la convention établie entre elles en 1954. Pourquoi vouloir rompre une  convention qui aurait dû être profitable à la commune de Harzé dans le sens où celle-ci ne possédait quasiment rien permettant d'intervenir en cas de sinistre ? Tout au plus y avait-il à Harzé deux tuyaux et deux lances à incendies pouvant être connectées sur la conduite d'eau alimentaire.

Reportons-nous quelques mois plus tôt. En janvier. Le 12 plus précisément. C'était un dimanche. Il était 16 heures et quelques. Une épaisse fumée vint subitement troubler le voile de la nuit toute proche. Une patrouille de gendarmes passant par là aperçut le drame et fit immédiatement appel aux secours. C'était un violent incendie qui ravageait le petit château du Pouhon. Monsieur Georges DISCRY, radiesthésiste bien connu à l'époque dans notre région en était le propriétaire. Il y exploitait un laboratoire de produits pharmaceutiques. Fioles, flacons, produits, médicaments, tout, absolument tout vola en éclats. Seuls les murs restaient pour pleurer. "Seuls" n'est pas le terme exact car les membres du conseil communal d'Aywaille allaient pouvoir, eux aussi, en pleurer. Leur service d'incendie fut amplement critiqué. Pas les hommes mais bien le laisser-aller du conseil à leur égard.  La rupture de la convention passée avec Harzé s'ébauchait.

Les archives de l'ancienne commune de Harzé nous fournissent leur explication au moyen de termes relativement durs : « ... le service d'incendie d'Aywaille s'est montré incapable d'accomplir les tâches requises, tant par manque d'organisation que de matériel. Attendu qu'il y a péril à être dans cette situation, attendu que le service des pompiers de Hamoir appelé à la rescousse a fait preuve d'une organisation parfaite et de la possession d'un matériel bien au point, le conseil décide de se retirer du groupement d'Aywaille et de s'affilier au groupement de Hamoir ...» Si les colonnes de certains journaux relataient les faits, rien dans leurs textes ne critiquait les pompiers d'Aywaille.

Voilà une pierre dans le jardin de la commune d'Aywaille. Les archives nous apprendrons qu'une autre y fut lancée vingt années plus tard, dans des circonstances quasi identiques, quasi au même endroit.

 

L'effectif relevé en date du 10 décembre 1958.

L'on ne rencontre plus les noms des sapeurs suivants : Joseph BERTRAND - Alexis COMPÈRE - Marcellin GUISET - Lucien PAQUAY - Raymond REGIBEAU - Lucien RIXHON - Albert SCHOUNE - Emile et Maurice WUIDAR. Le corps des sapeurs-pompiers étant composé de personnes volontaires, l'on doit comprendre  le gré de ces hommes à ne plus faire partie de l'effectif composé alors des 18 volontaires suivants :

Louis BIET - André DECHAMPS - Marcel DAHMEN - Roger GEORGES - Marcel GILSON - René GRÉGOIRE - Jean GUSTIN - Henri JACQUEMIN - René LEMAIRE - Octave LEROY - André MARÉCHAL - Henri PIQUERAY - Georges PIRET -  Henri RESIMONT - Gustave Van SCHOOR - Maurice WILKIN - Gaston WILLEM et Guy WILLEM.

Par rapport au relevé établi en 1954, l'on peut constater la venue de nouveaux volontaires mais aussi un groupe réduit de deux personnes. Il est bon de savoir qu'à l'époque, les pompiers volontaires avaient pour obligation, parmi d'autres, de résider dans un rayon de 700 mètres alentour de l'ancienne maison communale.

- Le 24 février 1959, le Conseil marque son accord de principe pour l'achat d'une autopompe et d'un appareil de réanimation. La somme de 1.021.500 Frs représente le prix de l'autopompe lourde, montée sur un châssis de marque Chrysler, dont l'aménagement fut confié aux Ets. WASTERLAIN à Bruxelles. Cette autopompe avec réservoir était à même de fonctionner tant en basse qu'en haute pression. L'acquisition de l'appareil de réanimation devant être acheté, dans un premier temps, auprès des Ets. COUVREUR à Bruxelles pour la somme 34.200 Frs sera finalement confié à la firme LANDUYT de Steenbrugge pour la somme de 35500 Frs. Le conseil se ralliant ainsi à l'avis du ministère de l'Intérieur estimant non conforme au cahier des charges l'appareil présenté par la première firme précitée. La commune d'Aywaille ayant ainsi été confrontée à de nouvelles dépenses importantes , elle se voit contrainte de modifier la convention établie entre elle et les communes participantes. Les redevances payées par ces autres communes, fixées alors à 5 Frs par habitant furent portées à 7 Frs. Il s'agit là de redevances annuelles.

Ces deux adjudications furent attribuées en date du 30 mars 1960. Notons qu'un subside représentant 75% du coût de ce matériel sera accordé à la commune par le ministère de l'Intérieur. Un mois plus tôt, le 25 février 1960, le Conseil avait approuvé les textes d'une nouvelle convention établie entre les centres des groupes régionaux de lutte contre les incendies. Cette convention avait pour but de convenir de certains arrangements relatifs à l'organisation des secours en cas de sinistre important. Elle concernait les territoires des communes d'Aywaille et de Hamoir.

- Le 19 mai 1960, Henri RESIMONT est désigné pour assurer une surveillance et un contrôle permanents des salles de spectacles situées sur le territoire de la commune. Il coûtera aux différents tenanciers la somme de 300 Frs par salle visitée.

 

L'effectif relevé en date du 21 octobre 1961.

L'on ne rencontre plus les noms des sapeurs suivants : Jean GUSTIN - Henri PIQUERAY - Georges PIRET. L'effectif est toujours composé de 18 volontaires et est constitué de :

Guy BEAUFAYS - Louis BIET - André DECHAMPS - Marcel DAHMEN - Roger GEORGES - Marcel GILSON - René GRÉGOIRE - François GUSTIN - Henri JACQUEMIN - René LEMAIRE - Octave LEROY - André MARÉCHAL - Roger OFFERMANE - Henri RESIMONT - Gustave Van SCHOOR - Maurice WILKIN - Gaston WILLEM et Guy WILLEM.

- En date du 7 septembre 1962, le Conseil refuse la création d'un service d'auto ambulance suite à une proposition émanant du ministère de l'Intérieur suggérant d'affecter une ambulance au service d'incendie d'Aywaille. Le conseil justifiait ce refus par des raisons budgétaires mais aussi par le fait qu'il existait d'autres services d'ambulance privés dans la région.

- Le 28 mai 1964, le nombre des communes affiliées au groupe s'accroît de deux unités suite à la convention établie entre les communes de Stoumont et de Rahier. Deux années plus tard, le 12 mai 1966, les redevances annuelles payées par les communes adhérentes au groupement d'Aywaille passeront à 10 Frs par habitant. Au cours de cette même année, le collège actera l'inscription de trois candidats aux cours professionnels d'officiers. Il s'agissait des sapeurs GEORGES, GOVAERT et OFFERMANE.

- Depuis 1967, les différentes cotisations annuelles payées par les communes adhérentes au groupement d'Aywaille ont été maintes fois remaniées. Nous en passerons les détails.

- Le 23 février 1970, l'acquisition par le groupe de 3 masques respiratoires engendrera une dépense de 49.137 Frs

- Le 9 avril 1971, le corps des sapeurs-pompiers s'équipera de 20 tenues personnelles, de 3 échelles, de 4 postes de radio et de tuyauteries et accessoires divers. Le tout représentant une dépense de 476.100 Frs. Lors de la séance du conseil en date du 5 novembre, Michel GOVAERT se voit remettre le brevet d'officier certifiant qu'il a réussi les examens consécutifs aux cours professionnels supérieurs.

- Lors de sa séance du 30 mars 1972, le conseil reçoit la visite des différents bourgmestres représentant les communes environnantes adhérentes au groupement d'incendie d'Aywaille. Manifestement ceux-ci émettent des réserves quant à la juste cotisation qui leur est annuellement demandée pour les diverses interventions des pompiers d'Aywaille. L'ensemble de ces bourgmestres reproche à la commune d'Aywaille de recevoir des subsides supplémentaires émanant du ministère de l'Intérieur et de ne pas utiliser cet argent à bon escient.

Types et nombre des interventions relevées en 1971.

Les communes adhérentes au groupement d'Aywaille sont au nombre de douze. Elles représentent une superficie de 18.247 hectares pour une population de 17.420 habitants. Suite à la réunion précitée, nous pouvons établir la liste des interventions, toutes communes confondues, comme suit :

  • 256 feux de cheminées

  • 15 incendies de grande importance

  • 16 incendies de moindre intensité

  • 32 accidents de la route

  • 13 feux de forêts

  • 12 vidanges de caves

  • 110 interventions pour destructions de nids de guêpes

  • 44 interventions d'ordre divers

Cette coalition met en avant le fait de la mauvaise rétribution et des mauvaises conditions d'assurances des sapeurs-pompiers volontaires. Ces différentes communes estiment leurs cotisations annuelles multipliées par sept par rapport au tarif de 1967 sans que la qualité du service proposé par la commune d'Aywaille ne soit améliorée. Le calcul des différentes dépenses occasionnées lors des nombreuses sorties des sapeurs-pompiers aura fait couler beaucoup d'encre. De nombreuses réunions eurent lieu, tant à Aywaille que dans les communes alentour. Gageons qu'elles auront usé les nerfs de quelques-uns. De réunions en assemblées, il sera décidé d'apporter des modifications aux rémunérations des sapeurs volontaires. Sans trop savoir à quel taux elles s'élevaient à cette époque, les heures de prestation fournies durant les interventions furent majorées de 25%. Ceci afin de prendre en compte les prestations effectuées hors interventions : travaux administratifs et entretien du matériel. Quant aux rémunérations des hommes-grenouilles (sic) elles furent majorées, sur base de l'augmentation ci-dessus, de 25 Frs par heure prestée.

 

Frais facturés pour le matériel et les produits d'extinction. (1973)

Nous avons pu constater au cours des pages précédentes, la constante évolution du matériel d'incendie. Bien que tout ce matériel soit d'une utilité indiscutable, il a cependant un coût qu'il faut rentabiliser. Lors des différentes sorties, le transport des hommes, les matériels et les produits utilisés engendraient les dépenses suivantes pour les communes demanderesses :

  • Autopompe de toute catégorie : 750 Frs/H (tout compris)

  • Auto échelle : 750 Frs/H

  • Voiture de commandement : 150 Frs par intervention

  • Transport du personnel : 400 Frs/H

  • Transport du matériel de secours : 400 Frs/H

  • Véhicule à poudre : 500 Frs par intervention et 50 Frs par Kg de poudre

  • Auto pompe à mousse : 750 Frs/H

  • Moto pompe : 250 Frs/H

  • Groupe électrogène : 150 Frs/H

  • Tuyaux déployés : 7 Frs par mètre

  • Ventilateur de fumée : 150 Frs/H

  • Bouteille d'air comprimé : 33 Frs l'unité vidée

Si pour des raisons aléatoires une partie du matériel transporté n'était pas utilisé, celui-ci était cependant facturé au prix d'une heure d'utilisation ou de transport.

- Le 28 décembre 1973, le conseil marque son accord pour l'achat immédiat de 400 mètres de tuyau de diamètre 70 mm représentant la somme de 46.366 Frs.

- Le 18 juin 1974, le commandant Henri RESIMONT présente sa démission. Le 26 septembre, André DECHAMPS et Michaël GOVAERT sont nommés par le Conseil communal  dans le but d'assurer provisoirement, à eux deux, le commandement du corps.

- Si les archives ne mentionnent pas le nombre de sapeurs-pompiers effectifs en cette année 1974, l'on sait cependant qu'il a grandement évolué dans le sens où de nouvelles nominations ont étés actées lors de différentes réunions du conseil. L'on sait aussi que la commune loue un garage situé sur la rue Vieille Voie afin d'y remiser le second camion d'intervention.

Un nouveau règlement organique fut mis en application le 11 juillet 1975. En date du 28 août de la même année, Philippe GRÉGOIRE, alors sous-lieutenant,  fut commissionné au grade de commandant des pompiers.

- En 1976, faisant suite à la fusion des communes, une réorganisation du service incendie s'imposait. Une convention d'aide mutuelle fut établie avec les services régionaux d'incendie des communes de Theux et de Malmédy.

- Le 30 mai 1978, le commandement du corps des sapeurs-pompiers est confié à Michaël GOVAERT. Entre tous ces remaniements, les archives nous apprennent que le groupe d'Aywaille s'est enrichi de deux nouveaux véhicules d'intervention. L'année suivante, leur équipement se complètera par l'achat d'un camion-citerne d'une capacité de 8000 litres.

- Le 27 décembre 1978, un nouvel incendie se déclarait sur l'ancienne commune de Harzé. Au Pouhon, plus précisément. Encore au Pouhon ! Cette fois il s'agissait du dépôt de l'ancienne usine «DARZE» utilisé à l'époque pour remiser le semi-remorque d'un transporteur local.

Incendie au Pouhon : André GILLET mène grand bruit au conseil communal.

Comme dit précédemment, le Pouhon est à nouveau sinistré. Que se passe-t-il au casernement d'Aywaille ? Pourquoi cet acharnement du sort ? Qui est en cause ? La commune ? Le service des sapeurs-pompiers ? Pas facile d'éclaircir ce passage à vide. André GILLET, alors conseiller communal, ne le perçoit pas d'un bon oeil. Il veut des explications. Il interpelle. Voici les propos qu'il tint lors de la séance du conseil communal en date du 28 décembre :

« Monsieur le bourgmestre (Oscar HAUSMAN) messieurs les membres du collège échevinal, j'ai assisté hier, mercredi 27 décembre, 1978 à un spectacle désastreux et inadmissible lors de l'incendie au Pouhon au dépôt de l'ancienne usine DARZE servant actuellement de garage à un transporteur de l'endroit, M.KINET, qui y remise tous les jours un semi-remorque de 25 Tonnes.

Les pompiers volontaires et courageux d'Aywaille se sont trouvés sur les lieux d'abord sans camion, munis de 3 extincteurs devant ce sinistre. Ces pompiers ont subi certaines injures du public alors qu'ils n'étaient nullement responsables et ils sont à féliciter pour leur travail sans matériel adéquat. Le premier camion de pompiers d'Aywaille est arrivé 50 minutes après l'appel, ce camion était en panne. A ce moment, on dut faire appel aux pompiers de Hamoir qui,après 7 minutes étaient sur place avec un matériel très valable: 3 camions pour une commune de moindre importance qu'Aywaille et pouvaient maîtriser cet incendie qui allait se communiquer à l'habitation.

Par suite de cette carence, les dégâts sont très importants : ± 5.000.000 Frs Qui est responsable ? La commune d'Aywaille ?

Messieurs les membres du collège, au lieu de placer des bacs à fleurs, de nettoyer les fossés où bon vous semble, etc..., n'y aurait-il pas lieu, messieurs, de travailler un peu plus consciemment dans l'intérêt général et de penser en premier lieu à la sécurité de la population ?

 Je déplore à nouveau votre attitude de travail et la population sera mise au courant de cette situation car grâce à votre bonne organisation vous allez ruiner, messieurs, un citoyen, petit indépendant et à nouveau, la commune fera l'objet d'un procès. Je m'explique : 2 camions non en état de marche. Si l'intervention s'était faite endéans les 20 minutes (7 km de trajet), les dégâts auraient été insignifiants.

Je n'en veux nullement aux courageux pompiers qui se sont présentés déçus de l'insuffisance de leurs moyens pour combattre un sinistre d'une telle ampleur. Attendez-vous un cas mortel avant de réagir ?

Autre chose à signaler, il n'y avait même pas de bouche d'incendie à cet endroit (ancienne commune de Harzé) Pourquoi le camion poubelles, présent sur les lieux, ne remplaçait-il pas le camion des pompiers bien nécessaire avant l'acquisition de l'autre camion ? La sécurité de la population est primordiale. Messieurs, à vous de juger de vos responsabilités !»

André GILLET (Conseiller communal PS)

Bien évidemment il eut été utile d'entendre les autres parties pour se forger une opinion de cette situation mais par expérience, l'on sait que la commune d'Aywaille, par le passé comme au présent, a toujours donné plus d'importance aux choses pompeuses qu'à des réalisations de première nécessité. L'on connaît également, du moins certaines personnes, l'existence de nombreuses divergences d'opinions entre l'administration communale d'Aywaille et le corps des sapeurs-pompiers. On a connu par le passé l'acharnement de certains élus communaux à ne pas toujours vouloir doter le service d'incendie des divers matériels indispensables à toute caserne de pompiers qui veut mériter cette appellation. On connaît également les membres du conseil qui émettent des avis défavorables ou qui s'abstiennent de donner leur avis lorsqu'il s'agit de voter des décisions relatives au service d'incendie. Peut-être réagiraient-ils différemment s'ils étaient victimes d'un sinistre.

En 1984, le corps des sapeurs-pompiers d'Aywaille emménagera dans ses nouveaux locaux. Peut-être verrons-nous alors l'apparition d'une "ère moderne" au casernement d'Aywaille. Une autre optique des services et des moyens d'intervention devrait progressivement voir le jour. Tout devrait graduellement évoluer et se moderniser. Les édiles communaux vont-ils enfin prendre conscience de la nécessité de sécuriser davantage la population ?

© Jacques Schoumakers 2004

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