Comment se soigner, qui consulter ?
Malheureusement, trouver un traitement efficace n’est pas toujours facile et selon les cas,
il faut parfois de longs mois, voire des années, avant d'aboutir à la disparition du syndrome.
La toute première démarche à effectuer est d'en parler à son médecin de famille. Peut-être
connaît-il bien ce syndrome et peut-être est-il en mesure de vous prescrire le type de médicament
nécessaire pour soulager les douleurs et les spasmes ressentis dans les membres inférieurs. Pour le
moins, il devrait réaliser un prélèvement sanguin afin de contrôler les valeurs de la ferritine.
Le dosage de cette protéine permet
d'évaluer les réserves en fer de l'organisme mais il permet surtout de dépister très tôt une éventuelle
carence pouvant être l'une des causes du syndrome des jambes sans repos.
Pour peu que vous y prêtiez un peu
d'attention, vous aurez très vite compris si ce médecin connaît le problème et s'il est apte à tenter de
vous soigner.
Si vous avez le
moindre doute à ce sujet, ne perdez pas votre temps à tester des
remèdes aléatoires. Ce syndrome se soigne au moyen de
médicaments bien spécifiques. Dans l'éventualité de pareille
situation, consultez au plus tôt un neurologue qui, lui, devrait
être en mesure de vous fournir toutes les explications nécessaires pour la bonne
compréhension de votre problème. Mieux encore, il pourra vous
prescrire un traitement adéquat adapté en
fonction de la gravité de votre affection.
Quels types de
médicaments ?
Ils sont nombreux et ils vous seront prescrits en fonction
de la description particulière de votre problème. Aucun de ces médicaments ne traite l'affection de
manière spécifique. Ils peuvent cependant vous aider à mieux dormir en limitant les manifestations des
mouvements involontaires apparaissant en position étendue.
Si le fait de réduire ces situations douloureuses constitue déjà une
avancée importante visant à soulager la personne atteinte, il ne s'agit pas d'une finalité. Celle-ci
doit viser à faire disparaître totalement le syndrome des jambes sans repos.
D'une manière générale, le médecin commencera par vous
administrer des substances dopaminergiques. Les médicaments prescrits sont ceux qui sont très souvent
prescrits aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Il ne faudra donc pas s'en étonner en
lisant la notice fournie avec le médicament.
Surtout n'allez jamais vous imaginer que vous êtes parkinsonien !
Un cas n'est pas l'autre.
Je pense qu'il existe autant de formes du syndrome
des jambes sans repos qu'il existe de patients affectés par ces troubles.
On comprend alors que chaque personne atteinte par cette
affection doit bien souvent tester plusieurs médicaments avant
d'en découvrir un qui soit efficace pour son propre cas.
Lorsque la personne atteinte du syndrome des jambes sans repos
consulte pour la première fois un spécialiste en neurologie, ce dernier prescrit généralement des
médicaments destinés à augmenter le taux de dopamine et ils sont prescrits à des doses beaucoup plus
faibles par rapport aux prescriptions spécifiques aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
Quelques types de médicaments.
Beaucoup de personnes ont vu leur traitement débuter par la
prescription à faibles doses de Rivotril ® ou de Lévodopa ® Ces
substances sont parfois efficaces durant de longs moments. Malheureusement, l'organisme s'habitue très vite à ce
genre de traitements et très souvent, il réclame une augmentation de la dose consommée habituellement.
Par la suite, le phénomène des jambes sans repos réclame d'autres substances médicamenteuses davantage ciblées sur cette affection. Citons
au passage le Requip ® très utile dans bien des cas ou encore le Neurontin ®
Boehringer Ingelheim a annoncé que la
Commission européenne avait approuvé l’emploi de Sifrol®/Mirapexin® (pramipexole) pour le traitement du
syndrome des jambes sans repos (SJSR) modéré à grave dans l’Union européenne. Il a été démontré que le
pramipexole procurait un soulagement significatif sur le plan clinique d’une variété de symptômes
associés au SJSR et il est le premier médicament à être approuvé dans toute l’Union européenne pour
cette indication.
Ces médicaments peuvent être
commercialisés sous différentes appellations selon le pays concerné.
Jusqu’à maintenant, il existait peu
d’options thérapeutiques réellement efficaces pour soulager les symptômes du SJSR.
Le Sifrol® offre donc un nouvel espoir aux millions
de personnes souffrant de cette maladie invalidante.
Il reste ainsi à espérer que les effets
de ce médicament seront efficaces à très long terme et que les patients traités au moyen de cette
substance ne devront pas augmenter leurs prises quotidiennes comme ce fut souvent les cas avec les
autres traitements
Je déconseille fortement la
consommation de médicaments sédatifs. Bien qu'ils peuvent aider à mieux dormir et à soulager les
symptômes durant les périodes de repos, ils engendrent très souvent un phénomène d'accoutumance et ils
ont une fâcheuse tendance à poursuivre leurs effets durant la journée.
Dans pareil cas, l'utilisation d'un
véhicule ou encore la pratique d'un travail accompli sur des machines réclamant une attention soutenue
sont fortement déconseillés.
Conclusion.
Au fur et à mesure du temps qui passe,
de nouveaux médicaments font leur apparition sur le marché. Ils ont toujours la réputation d'être "LE"
médicament qui va enfin guérir rapidement et définitivement les impatiences ou jambes sans repos. Si
rien n'est moins sûr, nous devons cependant reconnaître qu'au cours de ces 5 dernières années, le Requip
® ou encore le Mirapexin
®contribuent à soulager beaucoup de personnes.
Je tiens également à signaler que la
prise fortuite d'un médicament spécifique à une toute autre affection que le syndrome des jambes sans
repos peut entraîner, sans trop savoir pourquoi, une disparition momentanée des désagréments vécus. La
disparition de ces manifestations douloureuses peut parfois durer plusieurs années.
Mais encore une fois, peu importe le
nom de la substance pourvu qu'elle nous soulage. Alors ne tentons pas de connaître le nom de toutes les
médicaments présents sur le circuit.
Laissons le soin aux spécialistes en
neurologie de nous fournir ce dont nous avons besoin. Ils connaissent davantage que nous les
effets des médicaments.
Bon à savoir
:
Toute consommation
de médicament visant à réduire les effets d'une maladie ou d'une
affection engendre inévitablement des effets secondaires parfois
non négligeables. Il appartient alors au patient d'agir en
conséquence.