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Nos travaux de dépistages du
diabète dans les douars du Rif, au Maroc en mai 2003. Le but de ces pages est d'informer les sociétés et les firmes qui nous ont apporté de l'aide pour réaliser notre projet. Toutes les personnes ayant manifesté un intérêt pour nos objectifs peuvent ainsi se rendre compte de ce que nous avons réalisé. Il est primordial de faire aussi savoir à ces firmes et sociétés le fait que beaucoup de personnes ont tenté de nous mettre des bâtons dans les roues. Je tiens à le répéter, nous n'avons pas accepté de fonctionner là où la corruption nous apparaissait. Si certaines personnes acceptent d'être corrompues, nous ne l'acceptons pas ! Ces personnes se reconnaîtrons bien évidemment en lisant ces lignes. Pour mener à bien nos travaux de dépistages du diabète, nous avons travaillé en collaboration avec une association œuvrant pour le développement rural et sous le couvert d'une équipe médicale mobile. Pour des raisons particulières, il ne m’est pas permis de citer le nom de cette association. Je tiens cependant à remercier chaleureusement et sincèrement tous les membres de cette association pour l'aide et l'encadrement qu'ils nous ont apportés afin de nous permettre d'effectuer ce travail dans les meilleures conditions possibles. Je les remercie également d’avoir mis à notre disposition leurs véhicules et leur infrastructure sur le terrain. Le but de nos travaux était d’effectuer des dépistages préventifs du diabète parmi les populations demeurant dans des zones fortement enclavées du Rif, au Maroc. J’ai démarré ce projet seul, motivé et attiré par la culture et les coutumes particulières à ce pays. La pauvreté rencontrée dans beaucoup de régions à accentué davantage ma motivation. Pour arriver à concrétiser cet objectif, j’ai dû m’y prendre plusieurs mois à l’avance afin de contacter des dizaines d’associations, tant belges que marocaines, dans le but de tenter de les sensibiliser à mon projet. J’ai également contacté des dizaines de firmes belges et étrangères dans le but d’obtenir du matériel médical me permettant d’effectuer des mesures de glycémie parmi ces populations. Très rares sont les personnes, les sociétés ou encore les associations qui ont répondu favorablement à mon appel. Cependant, quelques firmes et quelques donateurs généreux se sont engagés à m’aider. C’est ainsi que j’ai pu récolter un matériel médical considérable me permettant de réaliser ce projet. Nous sommes partis à deux afin de concrétiser ce travail, mon gendre et moi-même. Outre les difficultés rencontrées afin d'acheminer matériel et bagages sur le terrain, nous avons été confrontés aux difficultés d'adaptation à la vie très particulière relative à l'enclavement des zones dans lesquelles nous avons travaillé. Comme je l'ai expliqué davantage dans les pages relatant la vie dans les douars, la curiosité était grande parmi les populations auxquelles nous avons étés confrontés. Les personnes étrangères visitant ces populations sont excessivement rares, quasi inexistantes même. Voir des étrangers venus d'un autre continent afin de s'occuper de l'état de santé des habitants paraissait invraisemblable, voire incompréhensible. Si les membres de l'association et de l'équipe médicale mobile leur sont familiers, ce n'était guère le cas avec nous. Cela dit, très tôt un climat de confiance s'est installé entre ces populations et nous. Dès que les habitants eurent compris le rôle qui était le notre, ils devenaient alors demandeurs de nos initiatives.
Dans chacun des douars
situés dans les zones rurales que nous avons parcourues, une femme sentinelle avait
été choisie parmi d'autres selon des critères particuliers. Ces personnes
représentent une interface entre les habitants des douars et l'association avec
laquelle nous avons travaillé. Outre les problèmes engendrés par les complexités d'accès dans chacune de ces zones enclavées, nous avons étés confrontés à plusieurs types de difficultés. La première d'entre elles consistait à rassembler le plus grand nombre possible de personnes dans un même endroit, à une heure précise et devant impérativement être à jeun pour subir le test de glycémie. Nous avions pris la décision de ne pas effectuer le dépistage chez les enfants âgés de moins de 12 ans.
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