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Les gares privées, anciennement situées entre Aywaille et Remouchamps. La notion du mot 'gare" laisse généralement penser à "voyageurs" cependant, il existe de nombreuses gares privées ou encore d'autres gares dites "de formation" Les gares de Kinkempois et de Gouvy en sont deux exemples. Au début des années 1900, à Aywaille, les produits des nombreuses carrières environnantes étaient acheminés sur la cour aux marchandises jouxtant la gare des voyageurs. Si le lecteur tente de se placer dans le contexte environnemental de l'époque, il constatera aisément les difficultés rencontrées par les différentes sociétés de carrières lorsqu'elles désiraient assurer le transport de leurs marchandises. Le caractère accidenté de notre région n'arrangeait en rien les besoins réclamés par les pratiques commerciales de ce genre. En me répétant une fois de plus, il n'entre pas dans le cadre de ce travail de relater l'historique complet des gares privées et autres. Montrer au moyen de quelques photos et cartes anciennes les infrastructures de ces gares au moment de leur existence me paraît plus attractif. Nous faisons partie d'un monde virtuel dans lequel l'image l'emporte face aux textes. Ce qu'il faut savoir : En 1913, les propriétaires des carrières situées dans notre région établissaient, probablement après moult consultations entre eux, une demande auprès de la SNCB visant à la création de trois gares privées aux alentours de Dieupart. Il s'agissait là d'une vaste entreprise n'allant pas sans soulever d'énormes problèmes d'infrastructure ferroviaire et autres et cela, la SNCB l'avait très bien compris. En 1913 encore, la ligne 42 était à voie unique et l'intensité du trafic des trains était telle qu'une pareille demande semblait irréalisable. La SNCB avait alors proposé la construction d'une seule gare privée pouvant être établie à Dieupart. Cette proposition fut refusée par la plus importante des trois sociétés, en l'occurrence la société des carrières du Goiveux et ce, pour des raisons d'infrastructure paraissant trop complexe au propriétaire de cette société. Les parties en jeu : Trois sociétés de carrières implantées dans notre région étaient chacune demandeuses de leur propre raccordement à la ligne 42 :
1. La société des
carrières de Sprimont
dont Mathieu Van Roggen était propriétaire avant de la céder à Léon Lhoist. Cette société exploitait un site
d'extraction ainsi qu'un four à chaux situés sur le côté droit
de la voie vers Trois-Ponts. Pour cause d'insuffisance de place,
le raccordement fut refusé par la SNCB.
2. La société
des carrières de Montfort
dont le siège était établi à Poulseur. Cette société exploitait
alors la carrière du Goiveux située sur la rive droite de
l'Amblève et dont l'entrée était située en face des actuels
terrains de tennis sis rue de la Heid. La carrière du Goiveux
était la plus importante des trois en raison du volume
des marchandises qu'elle souhaitait voir acheminées par rail.
Son raccordement à la ligne 42 se situait à Dieupart, pas loin
du viaduc du chemin menant à Kin. Le raccordement à la ligne
SNCB fut mis en œuvre en 1921. Pour des raisons que j'ignore, il
s'agit là d'un des rares sites de l'entité pour lequel il
n'existe que très peu de photos et probablement aucune carte
postale ancienne.
La partie aérienne du raccordement de la carrière du Goiveux
à la ligne 42 fut démontée au cours de l'année 1935 mais il
n'était déjà plus exploité en 1934. Le démontage du raccordement
ferroviaire de Dieupart avec les voies principales fut démonté
en 1937. Encore en 1962, on pouvait apercevoir les deux pylônes
métalliques se trouvant sur les terrains situés entre l'Amblève
et la route. A ce jour, il ne subsiste aucune trace de ce
raccordement.
3. Les carrières de la Falize, appartenant anciennement à la firme Hody, également situées sur la rive droite de l'Amblève. La liaison aérienne avec la ligne 42 aboutissait quelque peu au-delà de l'institut St. Raphaël. Cette gare privée était constituée de deux voies de garage, d'un concasseur et d'une remise pour la locomotive. Le raccordement devint effectif le 3 mars 1924.
Entretemps, durant la première guerre mondiale, la ligne 42 subissait de profonds remaniements. Les allemands souhaitaient (?) la construction d'une double voie entre Rivage et Trois-Ponts pour les besoins de leurs stratégies de guerre. Les travaux commencés le 23 janvier 1915 se terminaient déjà le 21 mai de cette même année. Les prussiens avaient aménagé une halte à Dieupart, en face de l'institut Don Bosco, comprenant plusieurs voies destinées aux formations de leurs convois ferroviaires.
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