Mercredi 29 août 2007 vers 16h50 : démolition de la gare des Guillemins.

Chronique d'une mort annoncée. Déjà à l'agonie depuis quelques temps, la gare des Guillemins vivait ses derniers instants. Deux heures de temps d'homme avait-on dit et on aurait dû ne plus en plus parler. C'était sans compter sur l'extrême résistance d'une gare qui en avait vu bien d'autres. Les nombreux badauds présents alentour attendaient un fracas impressionnant à chaque coup de boulet. A peine l'entendait-on taper. Même les vitres de la salle des pas perdus, encore présentes,  résistaient, bien que très agitées.

La partie gauche du bâtiment ne pouvait pas être détruite selon cette méthode. Située sous les avancées de la nouvelle gare, elle doit être démolie par la technique du pinçage, à l'aide d'outils hydrauliques très puissants. La société PIECK ne voulait prendre aucun risque.

La partie centrale de la toiture s'est finalement écroulée vers 20h25 préludant ainsi bien davantage d'heures de travail afin de venir à bout d'une gare renfermant bien des souvenirs.

Un boulet d'acier de quasi 3 tonnes ...

Des badauds ...

Des embouteillages ...

Une gare à démolir. Un premier coup de boulet mais sans conséquence bien spectaculaire.

Dixième coup : pas encore de quoi fouetter un chat !

25 coups ont été assenés sur la toiture. Pas encore très bluffant.

20h30, la toiture est effondrée depuis 3 minutes.

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