Chronique d'une
mort annoncée. Déjà à l'agonie depuis quelques temps, la gare
des Guillemins vivait ses derniers instants. Deux heures de
temps d'homme avait-on dit et on aurait dû ne plus en plus
parler. C'était sans compter sur l'extrême résistance d'une gare
qui en avait vu bien d'autres. Les nombreux badauds présents
alentour attendaient un fracas impressionnant à chaque coup de
boulet. A peine l'entendait-on taper. Même les vitres de la
salle des pas perdus, encore présentes, résistaient, bien
que très agitées.
La partie gauche
du bâtiment ne pouvait pas être détruite selon cette méthode.
Située sous les avancées de la nouvelle gare, elle doit être
démolie par la technique du pinçage, à l'aide d'outils
hydrauliques très puissants. La société PIECK ne voulait prendre
aucun risque.
La partie centrale
de la toiture s'est finalement écroulée vers 20h25 préludant
ainsi bien davantage d'heures de travail afin de venir à bout
d'une gare renfermant bien des souvenirs.

Un
boulet d'acier de quasi 3 tonnes ...

Des badauds ...

Des embouteillages ...

Une gare à démolir. Un premier coup de boulet mais sans conséquence
bien spectaculaire.

Dixième coup : pas encore de quoi fouetter un chat !

25 coups ont été assenés sur la toiture. Pas encore très bluffant.

20h30, la toiture est effondrée depuis 3 minutes.
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