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Il nous
"pompe" ce diabète !
D'une
manière générale, il est plus aisé de traiter le diabète au moyen
d'une pompe comparativement aux diverses injections pratiquées
quotidiennement au moyen d'une seringue où d'un stylo injecteur. La
différence majeure réside dans le fait que l'insuline est injectée
plus judicieusement au moyen de la pompe. La manière dont l'insuline
agit dans l'organisme est plus proche de la façon dont fonctionne le
pancréas d'une personne non diabétique.
En théorie !
Le pancréas d'une
personne non diabétique délivre régulièrement de petites
quantités d'insuline dans l'organisme afin de stabiliser le taux de
glycémie dans des valeurs normales en fonction de l'apport en
glucides propre à chaque personne. Plusieurs facteurs influencent la
quantité d'insuline délivrée dans le corps : l'activité sportive, le
métabolisme, le stress, la
maladie et bien sûr les différents aliments absorbés au cours d'une
journée.
Le principe de fonctionnement d'une pompe est le suivant :
-
Elle débite et injecte une quantité
d'insuline basale en permanence durant 24 heures.
-
A la demande de la personne diabétique, elle
débite et injecte des bolus d'insuline avant chaque repas.
-
Elle ne débite qu'un seul type d'insuline,
généralement rapide ou ultra rapide, avec comme caractéristiques
une entrée en action plus rapide, un pic d'action maximum
atteint plus rapidement ainsi qu'une durée
d'action plus courte.
Il faut savoir que l'injection basale peut
être réalisée selon plusieurs débits variables sur une durée de 24
heures. Les bolus réalisés au moyen de ce type d'insuline
doivent être réalisés immédiatement avant les repas. Selon les cas,
ils peuvent être administrés juste après le repas. Jamais, ces bolus
ne doivent être injectés trop à l'avance afin d'éviter tout risque
d'hypoglycémie. Nous détaillerons ces particularités dans un autre
article.
Des bolus correctifs peuvent également
être réalisés à différents moments de la journée si les tests
sanguins révèlent une glycémie trop élevée. Les bolus correctifs
réclament davantage de tests de glycémie.
Ces tests nécessitent quotidiennement une ou des
tigettes supplémentaires. Lire l'article
Quid de la convention diabète.
Je soigne mon diabète au moyen d'une
pompe à insuline depuis le 17 octobre 2005
Je
serais tenté de dire : "fini de piquer 4 à 5 fois par jour et
maintenant tout va aller pour le mieux" mais cela serait bien
évidemment trop facile, trop simple.
Avec le diabète, il n'y a pas
de miracles. La pompe à insuline n'est qu'une méthode parmi d'autres
visant à tenter d'équilibrer au mieux les taux de glycémie.
Avant
de décrire les avantages et inconvénients qui sont les miens depuis
le traitement au moyen de la pompe à insuline, je pense qu'il est
utile de clarifier quelques à priori.
Certaines personnes traitées au moyen d'une pompe affirment
avec une certitude n'engageant qu'elles mêmes
qu'il est désormais permis de manger ce que l'on veut, en quantité
voulue et cela, à n'importe quelle heure de la journée.
Des diabétiques "sous pompe" prétendent qu'il est permis de faire la
grasse matinée et de sauter le petit-déjeuner voire même un autre
repas ou encore une collation s'ils n'ont pas faim. Je ne veux ni
ne puis avoir la prétention de dire le contraire. Il est
peut-être un peu irraisonnable de parler de la sorte dans le sens où
une personne diabétique doit raison garder dans son hygiène de vie
et principalement dans sa manière de s'alimenter. Certes l'on
pourrait penser qu'il suffit d'injecter une dose d'insuline en
fonction du repas que l'on va ingérer mais il faut tenir compte
qu'il n'est pas recommandé d'avoir une quantité trop importante
d'insuline dans l'organisme.
A
contrario, on pourrait penser qu'il suffit de ne pas faire
d'injection d'insuline si l'on souhaite se passer d'un repas mais il
faut tenir compte du fait que
la pompe débite une quantité d'insuline
basale en continu, ce qui peut engendrer des risques d'hypoglycémie.
Certes, de nouvelles méthodes de gestion du diabète font leur
apparition mais sont-elles réellement moins fastidieuses à mettre en
pratique que les traitements conventionnels ? Rien n'est moins sûr.
Avec un minimum d'expérience et de raisonnement il est possible de
rendre le diabète moins contraignant et si l'insulinothérapie
fonctionnelle permet au patient diabétique d'adapter son traitement
d'insuline à son mode de vie plutôt que de s'imposer une discipline
de vie quotidienne relative à son traitement, la discipline de
l'alimentation reste toujours de mise.
La mise en pratique de cette manière de
gérer le diabète suppose une maîtrise parfaite de
l'évaluation des glucides contenus dans les repas
quotidiens. Pour cela, des formules élaborées par des
diabétologues et des diététiciens, permettent à la personne
diabétique de calculer précisément la dose théorique
d'insuline qui lui sera nécessaire au moment des repas en
fonction de son alimentation et de ses activités.
Cependant, la gestion de ce traitement au
quotidien reste fastidieuse. Les étapes menant de
l'évaluation de la composition en glucides d'un repas
jusqu'au calcul de la dose d'insuline à injecter nécessitent
un temps non négligeable qui peut rendre cette thérapie
rasante et est susceptible, à la longue, d'entraîner une
lassitude.
De plus, il n'est pas donné à chacun de s'approprier les
concepts associés à cette thérapie. Certains facteurs jouant un rôle important
dans le calcul du dosage correct restent difficiles à évaluer pour le patient
puisqu'ils sont directement liés à son état physique, à son métabolisme ainsi
qu'à bien d'autres choses.
Finalement, n'est-il pas plus simple de
gérer correctement notre alimentation ? Mais les choses
simples paraissent parfois compliquées chez certains
individus.
Chaque
personne diabétique traite et gère sa maladie comme elle l'entend
mais il y a malgré tout une certaine logique à respecter. Il suffit
de dialoguer avec certains diabétiques, en clinique par exemple,
pour entendre les inepties débitées par certains d'entre eux. Et
chacun d'y aller de sa propre version ! Les dires de quelques uns sont réellement du n'importe quoi. Comme par exemple, manger du chou
rouge pour, je cite, "réduire le diabète"
Le diabète de
type I est généralement
un diabète instable,
souvent difficile à
équilibrer.
Avant d'avancer des inepties, il serait bon de savoir pourquoi
certains diabétiques sont dialysés ou amputés. Si l'on pouvait
comptabiliser ceux d'entre eux se retrouvant dans pareilles situations faute
d'avoir respecté une alimentation correcte et une gestion sensée de
leur maladie, l'on pourrait être bien bluffé.
L'insulinothérapie par pompe
Pompe à insuline et accessoires
Avantages et
inconvénients
FAQ sur les pompes à
insuline
Les associations : ce que
l'on ne vous dit pas !
Les tigettes de contrôle
Quid de la convention
diabète ?

©
Jacques Schoumakers (2005)
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