Les différentes catégories de sucres

Quid des différentes sortes de sucres présents dans notre alimentation ?

Depuis de nombreuses années, les relations entre la consommation de sucre et notre santé ont donné naissance à bien des polémiques. Le sucre a souvent été considéré comme étant un facteur de risque dans le développement de plusieurs maladies comme l’obésité et le diabète. Parallèlement à ces controverses, de nouvelles molécules ont été mises au point afin d'imiter le goût du sucre tout en étant pas du sucre. Aujourd’hui, les résultats obtenus par différentes études ont tendance à modérer le rôle du sucre dans l’apparition de certaines affections, à l’exception de la carie dentaire.

Il faut cependant tenir compte du fait qu'une certitude d'aujourd'hui sera probablement une incertitude demain. Ainsi vont les choses, ce qui était nuisible hier ne l'est plus forcément aujourd'hui et vice versa.

Cela étant, le sucre joue un rôle très important dans des affections comme l'obésité et le diabète et nous pensons qu'aucun doute ne doit subsister à ce sujet.  Puisque le sucre est accusé d'être l'un des facteurs  responsables de ces maladies, les chercheurs et les industriels ont davantage développé leurs travaux pour tenter de trouver de nouvelles molécules susceptibles de remplacer le sucre.

D'une manière générale les sucres, aussi appelés glucides, sont rarement consommés seuls, ce qui influence leur vitesse d’absorption. Celle-ci varie également en fonction de nombreux facteurs comme le mode de cuisson des aliments sucrés, la nature de l’aliment (solide, liquide) ou leur consommation isolée ou au sein d’un repas.

Un aliment indispensable à notre organisme.

Si le sucre est à la base de bien des problèmes et complications lorsqu'il est consommé de manière immodérée, il constitue néanmoins un important carburant pour notre organisme, principalement pour le cerveau et la musculature. Appelés également hydrates de carbone, les glucides forment une famille qui se compose de molécules de taille et de structure très diverses. Leur principal rôle est de fournir à l’organisme l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Les glucides sont indispensables dans une alimentation équilibrée. Ils doivent constituer à eux seuls plus de 50 % de la ration calorique journalière.

S’ils ne sont pas consommés en quantité suffisante, l’organisme sera obligé de rechercher des calories ailleurs, en particulier auprès des lipides. Dans les cas extrêmes (jeûne prolongé par exemple), l’organisme fabrique des glucides en dégradant des protéines, dont ce n’est absolument pas le rôle. Lorsqu'ils sont consommés de manière abusive, les glucides seront stockés sous forme de graisse favorisant l'augmentation des tissus adipeux.
 

Sucres lents et sucres rapides, souvent sujets à controverses selon les personnes et les époques.

Sucres lents et sucres rapides tirent leurs différences de l'assemblage des molécules qui les forment. Les sucres lents (ceux que l'on trouve dans les céréales, les légumes secs, le riz, les pâtes, le couscous ou les pommes de terre) sont constitués de molécules complexes qui doivent subir l'effet des sucs digestifs pour permettre le passage du glucose dans le sang.
A contrario, la structure moléculaire des sucres rapides nécessite une opération moins complexe pour leur assimilation. Ces sucres sont : le sucre pur, le miel, et d'une manière générale, les aliments ayant une forte saveur sucrée.

Selon les aliments absorbés, le taux de glucose sanguin augmente à une vitesse plus ou moins élevée.

L'indice glycémique d'un aliment caractérise la vitesse à laquelle il "délivre" son sucre dans le sang. Plus l'indice est haut, plus vite le sucre est absorbé, et plus la quantité de glucose sanguin augmente rapidement.

Il est donc clair que les sucres rapides donnent un coup de fouet à l'organisme puisqu'ils engendrent une augmentation très rapide du taux de glucose dans le sang, même si c'est pour une courte durée. En généralisant, on pourrait croire que les sucres lents permettent une augmentation lente de la glycémie et son maintient à un niveau élevé pour longtemps.

Une règle simple.

L'augmentation de la glycémie est toujours suivie par une chute de celle-ci ! La règle est simple : la glycémie chute rapidement lorsqu'elle avait augmenté rapidement. Or, lorsqu'elle est trop rapide, la chute du taux de glucose est aussi très souvent trop importante. Elle aboutit à une hypoglycémie : le quantité de sucre dans le sang passe au dessous du seuil normal et l'organisme à faim (surtout le cerveau dont c'est le carburant) On ressent alors tous les effets engendrés par les hypoglycémies et à ce stade, un "resucrage" rapide est nécessaire mais il doit être impérativement suivi de l'absorption d'un aliment dit "à sucre lent" de manière à ne pas générer un cercle infernal.

Le sucre, une médiatisation à outrance !

L'on voit de temps à autre, des campagnes publicitaires vantant les mérites du sucre. Mais ce sont en fait de faux mérites. La consommation de sucre crée des dépendances. Le sucre, et à fortiori sa consommation à outrance, constitue un commerce juteux pour bon nombre d'industriels, qu'ils soient fabricants ou revendeurs. Même l'industrie pharmaceutique y trouve son compte. Mis à part le consommateur qui en subira tôt ou tard les conséquences néfastes, qui se plaindra de cette situation ? Probablement pas grand monde ! Les médias, les professionnels de santé (ceux qui font des études bidons payées par les fabricants), les industriels du sucre (yaourts sucrés, gâteaux industriels, céréaliers, sodas, eaux sucrées, etc.) sont les premiers à tirer les marrons du feu.

Un raisonnement simple.

L'industriel fabrique le sucre et les commerciaux en inondent le marché. Alléchés par des matraquages publicitaires, les consommateurs en abusent et deviennent dépendant. Leur consommation en aliments ou boissons sucrées augmente et s'ensuit la maladie. C'est ici qu'intervient l'industrie pharmaceutique. La boucle est ainsi bouclée et chacun d'y trouver son compte en se "sucrant" au passage ! Le sucre est maintenant devenu un aliment incontournable pour beaucoup d'aliments.

Quid de la réalité ?

Le bon sens avant toute autre chose est la première des choses à appliquer. Quoiqu'en disent certains détracteurs, les personnes diabétiques connaissent généralement la différence entre sucres lents et sucres rapides. Si nous ne ressentons pas les effets de l'hyperglycémie, nous connaissons les désagréments causés par les hypoglycémies. Notre réalité dans cette guerre de sucre ne laisse planer aucun doute lorsque nous mesurons notre taux sanguin à la moindre alerte.

© Jacques SCHOUMAKERS

Sucres, index glycémique et alimentation