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Quid de la convention diabète ? La «convention diabète» est un accord passé entre l'INAMI et les différents centres de diabétologie dans le but de réglementer les fournitures de matériels de contrôle de la glycémie destinés aux personnes diabétiques. Plusieurs fois, j'ai émis le regret de ne pas pouvoir bénéficier de tigettes de contrôle en suffisance ainsi que d'un nombre adéquat de cathéters pour les patients traités au moyen d'une pompe à insuline. S'il est impératif de respecter les conseils de son diabétologue en matière de traitement du diabète, je tiens à répéter une fois de plus que SEULE la personne atteinte du diabète est en mesure de comprendre sa propre résultante de la maladie. En effet, chaque diabétique sait comment réagit son organisme face à cette maladie et le diabétologue ne peut pas toujours apporter des réponses concrètes face à certains dysfonctionnements organiques particuliers à chacun. On ne le répétera jamais assez : une personne diabétique doit constamment savoir à quel niveau se situe sa glycémie à différents moments de la journée et pour ce faire, nous devons recevoir des tigettes de contrôle en suffisance afin d'y parvenir. Des valeurs glycémiques situées dans les normes ne sont réalisables qu'au moyen de contrôles journaliers répétés et cette façon de faire nous permet d'éviter de graves complications engendrées par la maladie. Certains diabétologues ont une fâcheuse tendance d'affirmer qu'il y a très peu de diabétiques victimes d'un diabète instable, ce qui est archi-faux bien évidemment. Il suffit pour s'en rendre compte, de consulter ou de participer à différents forums de discussions spécifiques aux personnes diabétiques. Les problèmes liés à l'instabilité de la glycémie y sont légion. Le fait de dialoguer avec des patients diabétiques hospitalisés afin de restructurer leurs schémas de traitements est une autre preuve. En France, au Canada ou encore en Suisse, les diabétiques de type 1 effectuent 6 voire même 8 contrôles de glycémie par nycthémère (période de24 heures) Me référant au textes constituant la convention diabète relative aux diabétiques de type 1, je constate qu'il nous est permis de recevoir un MINIMUM de 120 tigettes par mois. Dans certains centres conventionnés, les gestionnaires interprètent les textes en omettant parfois le mot «MINIMUM» voire en le remplaçant par le mot «MAXIMUM» ce qui change totalement la donne. J'ai donc contacté personnellement les responsables de l'INAMI afin de tenter d'éclaircir ces complexités en ayant toutefois la crainte de recevoir un refus à mes demandes. Je fus agréablement surpris d'apprendre que chaque personne diabétique est en droit de recevoir le matériel qui lui paraît être nécessaire pour la bonne gestion de sa maladie. Certes, il faut convaincre son diabétologue de l'utilité et de la nécessité d'effectuer des contrôles glycémiques supplémentaires. Nous comprenons aisément qu'il ne faut pas abuser de cette possibilité qui nous est offerte mais, comme je l'ai écrit à maintes reprises, nous ne nous piquons pas le bout des doigts par plaisir ni par masochisme.
J'ai
donc demandé à pouvoir bénéficier de 180 tigettes de contrôle par
mois au lieu de 120 : requête satisfaite ! Résultat :
Jusqu'à ce jour, je n'ai pas connaissance qu'une association visant à défendre les droits des diabétiques ait déjà entamé ce genre de démarche auprès de l'INAMI. On se pose bien évidemment la question de savoir quelle en est la raison. Chaque centre de diabétologie reçoit de l'INAMI une allocation mensuelle visant à couvrir les dépenses occasionnées par la fourniture de matériel aux patients diabétiques. Cette somme varie en fonction de l'appartenance du diabétique à l'un des trois groupes concernés.
L'article 14 de la convention précise :
«Au moins une fois par année civile, le bénéficiaire reçoit un
récapitulatif de ce que l'établissement de rééducation fonctionnelle
a porté en compte pour lui à l'organisme assureur» Étant diabétique
depuis 1991, je n'ai JAMAIS reçu un tel récapitulatif. On se pose
également la question de savoir pour quels motifs certains
diabétologues "omettent" d'en parler à leurs patients.
Il
suffit de réfléchir quelque peu et la réponse paraîtra évidente mais
il ne m'appartient pas d'apporter des précisions à ce sujet.
Conclusion :
L'insulinothérapie
par pompe © 2010 Jacques Schoumakers
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