Avantages et inconvénients de la pompe à insuline

On ne guérit jamais un diabète de type I, on le soigne !

Comme tout autre traitement du diabète de type I, la pompe à insuline présente des avantages mais elle n'est pas sans inconvénients. Si l'on peut espérer arriver à une meilleure gestion du diabète, il faut savoir que cette méthode n'apporte pas la solution à tous les problèmes.

 Les principaux avantages offerts par les pompes :

  • Elle remplace les 4 ou 5 injections quotidiennes pratiquées par seringue ou par stylo injecteur.

  • Au resto ou chez des amis, l'utilisation de la pompe est plus discrète que la pratique d'une injection normale.

  • Elle ne nécessite plus qu'un seul type d'insuline, en l'occurrence de l'insuline ultrarapide.

  • Elle permettrait (?) un meilleur contrôle de la glycémie, l'injection des débits étant plus proche du fonctionnement d'un pancréas  normal.

  • Les débits d'injections peuvent être administrés avec beaucoup de variabilités.

  • Du fait de ces variantes, la quantité d'insuline quotidiennement injectée est sensiblement diminuée.

  • Elle permettrait (?) de réduire les hypoglycémies.

  • Les périodes d'hyperglycémie sont moins fréquentes et durent généralement moins longtemps dans le sens où il est possible d'agir plus rapidement et plus fréquemment.

  • A condition de bénéficier de suffisamment de tigettes de contrôles sanguin, elle permet d'intervenir plus souvent en fonction des variations de la glycémie.

  • En fonction des avantages précités, la pompe permettrait (?) d'abaisser le taux d'hémoglobine glyquée (Hba1c) qui, ne l'oublions pas, est l'indicateur de risques de complications pouvant survenir à moyen ou long terme.

  • Le diabétique est moins contraint de respecter les heures et l'importance des repas (?)

  • Pour certains diabétiques, il est possible de "sauter un repas" mais cela reste cependant un sujet controversé.

  • L'on constate une amélioration psychologique chez les enfants diabétiques traités par pompe à insuline.

 Quelques inconvénients :

  • La pompe doit être portée en permanence, 24h/24h et 7j/7j, ce qui engendre malgré tout un inconfort chez certains individus et dans des situations bien particulières.

  • En vertu de cela, une certaine dépendance s'instaure.

  • Selon les cas, les endroits fréquentés et les saisons, il est parfois difficile de porter discrètement la pompe.

  • Les sites d'injections, sur lesquels doivent être implantés les cathéters, sont moins nombreux. Des endroits tels que les bras, les fesses ou encore l'extérieur des cuisses présentent un inconfort lorsque l'individu se trouve au lit.

  • Les lypodystrophies peuvent être plus fréquentes mais ceci n'est pas une généralité.

  • La pompe à insuline libère de l’insuline à action rapide dont l’effet ne dure que trois ou quatre heures. Si une interruption non programmée du débit d'insuline se manifeste, il peut s'ensuivre une acidocétose diabétique. Il ne faut jamais oublier qu'une réaction de l’organisme face à un manque d’insuline peut être mortelle. Une obstruction du système d'écoulement et d'injection de l'insuline, un dysfonctionnement de la pompe ou encore un réservoir vide peuvent engendrer l'administration incorrecte de l'insuline. Si un long moment s'écoule avant que l’utilisateur ne s’aperçoive de la situation, sa glycémie augmentera rapidement et des cétones seront libérées dans ses urines.

  • Il faut pratiquer au moins 6 tests de glycémie par 24 heures, ce que ne nous autoriserait pas l'INAMI puisque cet organisme ne nous accorderait que 4 tigettes de contrôles par jour. Cela représente une injustice et un non sens injustifié et incompréhensible. Voir à ce sujet la page Quid de la convention diabète ?

  • Il faut correctement gérer les apports en glucides et en calories lors de chaque repas et connaître son propre taux de réactivité à l'insuline.

  • Il faut être en mesure de régler les problèmes techniques qui peuvent survenir (canule hors du corps, bulles dans la tubulure, obstruction du point d'injection, dysfonctionnement de la pompe, etc.)

  • Il faut qu'une personne de notre entourage soit apte à connaître le fonctionnement complet de la pompe ainsi que les mesures à prendre en cas de dysfonctionnements éventuels constatés sur l'activité de la pompe et sur les glycémies anormales.

Il appartient donc à chaque personne traitée par pompe à insuline de tirer ses propres conclusions et d'agir en conséquence et en connaissance de cause. En ce qui me concerne, je ne vois aucune amélioration dans la gestion de mon diabète depuis que je suis "sous pompe".

Très souvent, je ressens l'envie d'abandonner le traitement par pompe pour reprendre mon traitement par piqûres. Les sites d'injection (ventre et cuisses) commencent à me poser de sérieux problèmes. Bien que je remplace mon cathéter tous les 3 jours, de nombreux hématomes et lypodistrophies font leur apparition.

 

© Jacques Schoumakers (2005)

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