La pompe, ses accessoires et son fonctionnement.

Pas que des avantages

Bien évidemment que non. Si la pompe à insuline remplace les 4 ou 5 injections quotidiennes elle comporte certains inconvénients auxquels il n'est pas toujours possible de remédier. Une personne diabétique traitée par pompe à insuline véhicule cet appareil 24/24H. C'est donc un élément vital pour la survie du diabétique de type I.

Rappelons à toutes fins utiles que le diabète de type I ne se guérit pas, il se soigne mais il est généralement instable et difficile à équilibrer pour de multiples raisons évoquées dans les pages précédentes.

Je précise à nouveau le but de ces pages qui est de faire connaître aux diabétiques de type I la possibilité, au moyen d'une pompe à insuline, de tenter à mieux équilibrer la glycémie et donc de faire chuter le taux d'hémoglobine glycosilée (HbA1c) afin de le ramener dans des valeurs normales.

La pompe et ses accessoires :

 

 

 

1. Vue de la pompe.

2. Vue du cathéter et du tube le reliant à la pompe.

 

 

 

 

 

 

3. Autre vue du cathéter muni de son tube.

4. Appareil utilisé pour l'introduction du cathéter sous la peau.

Principe de fonctionnement :

La pompe contient un réservoir dont la contenance en insuline est de 300 unités (selon la marque et le type) Un tube souple de longueur variable, généralement de 60 à 100 cm, amène l'insuline dans un cathéter enfoncé sous la peau et maintenu en place au moyen d'un sparadrap approprié. Ce cathéter est mis en place à l'aide de l'appareil représenté sur la figure 4. Il existe différents types de cathéters, droits ou obliques et de longueur variable.

Le cathéter souple enrobe une aiguille un peu plus longue que lui même, utilisée pour percer la peau. Une fois la peau percée et le cathéter bien appliqué à l'endroit choisi, l'on retire l'aiguille pour ne laisser en place que la partie souple dudit cathéter. Un petit piston renfermé dans le corps de la pompe assure les différents débits programmés par l'utilisateur.

La tubulure reliant la pompe au site d'injection peut être déconnectée momentanément lorsque l'utilisateur prend un bain ou se rend à la piscine (entre autres situations) La pompe ayant un débit basal continu, il ne faut bien évidemment pas la laisser déconnectée trop longtemps. Lors d'une déconnexion pour une raison quelconque, l'insuline non délivrée durant ce laps de temps ne sera pas réinjectée par la suite. Il faut donc en tenir compte.

La partie restant accolée sur la peau lors d'une déconnection de la tubulure est rendue hermétique par un système de verrouillage automatique. Les sites d'injections sont le ventre ou les cuisses. Ces endroits d'implantation des cathéters sont choisis en fonction des souhaits personnels de chaque individu.

L'INAMI nous autorise à changer ce dispositif d'injection tous les quatre jours, ceci étant une période raisonnable pour autant que la personne diabétique ne présente aucune réaction au niveau du site d'injection. Si des réactions allergiques ou des lypodystrophies trop importantes se manifestent il faut remplacer le dispositif plus fréquemment, celui-ci n'étant alors pas pris en charge par les mutuelles. (pense-t-on à tort !)

La pompe insérée dans un clips ou dans son étui peut se porter à différents endroits selon les désirs de l'individu :

  • A la ceinture du pantalon ou d'une jupe selon le sexe de la personne.

  • Pendante autour du cou.

  • Agrippée au soutien gorge.

  • Autour de la poitrine, au moyen d'une bande munie d'un scratch.

  • Dans une poche de chemise, de pyjama.

  • A tout autre endroit choisi par la personne selon ses convenances.

Il est impératif d'apprendre le maniement et les différentes programmations d'une pompe à un autre membre de la famille. Ces opérations doivent être totalement comprises et maîtrisées par la personne diabétique sous peine d'engendrer des actions dangereuses pour sa santé.

En cas de problème ou de dysfonctionnement survenant lors du traitement par pompe, il est impératif de savoir qui contacter. Si le service de diabétologie d'une clinique doit être en mesure d'intervenir pour un patient, l'expérience démontre que certaines personnes faisant partie de ces services ne sont pas suffisamment aptes à intervenir par manque de connaissances et/ou de pratique. Je ne cite aucune clinique en particulier mais j'insiste à nouveau sur le besoin de connaître totalement le fonctionnement et les différents moyens de programmation de la pompe.

Il faut savoir qu'en cas de problème, le retour au traitement par injections quotidiennes multiples pourra être remis en application tant qu'une solution ne sera pas apportée au problème éventuel.

Malheureusement, force est de constater qu'il existe des personnes diabétiques ne connaissant pas toutes les fonctionnalités de l'appareil. Dans ce cas, il appartient à chacun de se poser les bonnes questions.

Les pompes à insuline comportent encore d'autres réglages, d'autres possibilités et schémas d'injection mais il ne me paraît pas utile de les décrire ici. Le but de ces lignes est de tenter de faire comprendre, le plus simplement possible, les principes de ce genre de traitement et de le comparer avec un traitement par seringue ou stylo injecteur.

Nous parlerons des avantages et des inconvénients particuliers au traitement par pompe dans un autre article. Toutes personne désireuse de recevoir davantage de renseignements peut me contacter par email

 L'insulinothérapie par pompe
 Traitement par pompe, bon à savoir
 Avantages et inconvénients
 FAQ sur les pompes à insuline
 Les associations : ce que l'on ne vous dit pas !
 Les tigettes de contrôle
 Quid de la convention diabète ?

© Jacques Schoumakers