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L'école Albert XHIGNESSE, à Kin.
Albert XHIGNESSE est sans aucune contestation l'instituteur qui marqua le plus l'enseignement dispensé à l'école de Kin-Stoqueux. Nul ne doute, actuellement encore, de la qualité de l'enseignement qu'il a offert aux nombreux élèves ayant fréquenté cette école. Cela dit, cet enseignant était craint par beaucoup de personnes du village. Lorsqu'il traversait le village à pied, le matin ou en fin d'après-midi, certaines personnes de Kin évitaient de se trouver sur son passage. Il n'était pas rare de le voir faire certaines remarques à des personnes qu'il croisait sur son passage. Jeunes, moins jeunes, mais aussi des personnes âgées, chacun y avait droit. Il faut le dire : si certains l'ont placé sur un piédestal, d'autres personnes n'ont pas toujours apprécié Albert XHIGNESSE à cause de son extrême sévérité et parfois même de son arrogance vis à vis de certains habitants. Cela dit, le nombre d'enfants en bas âge avait considérablement augmenté dans les deux hameaux. C'était donc une opportunité pour créer une école gardienne à Kin. La décision fut prise par le conseil communal en date du 8 novembre 1967 faisant suite aux nombreuses requêtes présentées par les habitants des deux hameaux. A l'occasion de la fête organisée pour sa mise à la retraite, Albert XHIGNESSE a dit : "J'étais sévère, trop sévère même. J'étais le maître, j'étais un dictateur, je suis resté autoritaire jusqu'au bout" Si la qualité de son enseignement frôlait la perfection, si ses capacités pédagogiques, son dévouement et sa compétence étaient connus dans toute la région Ourthe-Amblève, l'on peut cependant méditer les mots qu'il a cité lors de l'allocution qu'il fit à l'occasion de sa mise à la retraite. Albert XHIGNESSE enseigna à l'école de Kin durant 44 années. Pour sa mise à la retraite en date du 31 décembre 1973, le conseil communal d'Aywaille avait pris la décision de dénommer l'école de Kin-Stoqueux "École Albert XHIGNESSE" A cette occasion, une plaque commémorative fut placée sur le mur de la façade de l'école en date du 10 janvier 1974.
La plaque commémorative. Le départ d'Albert XHIGNESSE ouvrait la porte à une autre forme d'enseignement, plus actualisée aux particularités de notre époque mais pas nécessairement meilleure. La pédagogie a pris une toute autre dimension et d'autres concepts ont vu le jour.
L'urbanisation s'amplifie dans les deux localités et de
nombreuses demandes d'inscriptions d'élèves émanent
également des
villages environnants. L'école s'avère rapidement trop
petite, il faut donc prendre à nouveau de nouvelles
décisions et la première d'entre elles sera de parer au plus
urgent.
Kin-Stoqueux, l'école maternelle inaugurée en 1988. En date du 24 novembre 1992 l'on parle à nouveau, lors d'une séance du collège échevinal, de placer un pavillon préfabriqué sur la cour de l'école dans le courant de l'année 1993. Cependant, le 2 mars 1993 l'on estime qu'il ne sera peut-être pas nécessaire de placer ce pavillon. Le conseil communal s'est tourné vers le comité de la salle de Kin-Stoqueux afin de tenter de concrétiser une réalisation commune aux deux parties. Une convention d'occupation de la salle avec le comité des Œuvres Scolaire est établie en date du 24 juin de cette même année. Une somme de 1.700.000 Frs est prévue afin d'entamer des travaux d'extension. Construite en contrebas de l'école en 1936, la salle sera entièrement reconstruite en 1994.
Mais tout cela, c'était sans compter à nouveau sur de nouvelles extensions des deux hameaux. De plus, la qualité de l'enseignement dispensé à l'école de Kin-Stoqueux s'est forgée une solide réputation dans les villages alentour. Voilà deux nouvelles raisons amplement suffisantes pour justifier la construction de nouvelles classes. Le besoin d'investir se manifestait à nouveau mais cette fois il fallait le faire d'une toute autre manière. Les villages de Kin et Stoqueux méritent amplement les nouveaux locaux annexés à l'ancienne école. Inaugurée le 31 août 2004, cette nouvelle aile du bâtiment est constituée de quatre classes. A la rentrée de septembre 2004, 58 élèves ont été inscrits pour l'enseignement primaire.
Deux vues montrant les nouvelles classes
Un tel édifice, adapté aux méthodes pédagogiques de notre époque, met un terme définitif au caractère rural de l'ancienne école. Comme écrit précédemment, les deux villages ne laissent quasi plus transparaître des traces de la vie d'autrefois. D'une manière générale, l'on nomme cela "le progrès". A chacun d'apprécier ou pas la valeur de ces choses. © Jacques Schoumakers (2004-2005) |