Le mot «Aywaille» tire son origine très probablement du wallon : «êye» signifiant eau et «wayî» signifiant passer à gué attendu qu'autrefois, l'on y traversait
l'Amblève à gué. Sa traduction romane
«aqualia» donna le nom de ses habitants : les aqualiens.

(Merci à
Monsieur DALOZE, Conseiller auprès de l'Office de Promotion du Tourisme
Wallonie - Bruxelles)
Au seuil de l'Ardenne, dans le sud de la province de Liège : Aywaille…
Capitale de l'Amblève inférieure, Aywaille est heureusement située à
la porte de l'Ardenne, au carrefour de nombreuses voies d'accès.
La route de Liège vers Bastogne et Marche y croise celle reliant
Trois-Ponts à Comblain-au-Pont. La ligne ferroviaire de l'Amblève
assure une liaison aisée avec le Grand-Duché de Luxembourg et
l'autoroute E25 permet de rejoindre Liège en une vingtaine de
minutes.
Elle est traversée d'Est en Ouest par l'Amblève, rivière autrefois
navigable.
La commune d'Aywaille actuelle est la résultante de la fusion (en
1977) des communes d'Aywaille, Sougné-Remouchamps, Harzé et
Ernonheid. Les villages de Martinrive, Emblève et Deigné lui ont été
adjoints.
L'entité couvre 8.004 hectares, dont près de la moitié en zone
boisée, et comptait 10.460 habitants au 1er janvier 2004.
Son altitude varie entre 120 et 510 mètres.
Le village d'Aywaille voit se développer une activité commerciale
intense tandis que Remouchamps et Deigné attirent le touriste, l'un
avec sa grotte, l'autre avec son village fleuri et le safari-parc.
Harzé et Ernonheid, qui étaient à vocation agricole, tendent à
glisser vers le rural de résidence. L'essor économique actuel du
parc artisanal de Harzé, implanté au bord de l'autoroute, est à
souligner
Aywaille, un peu d'histoire ...
Les vestiges préhistoriques et
romains découverts en maints endroits témoignent qu'Aywaille et
ses environs furent habités dès la plus haute antiquité, mais il
faut attendre 1088 pour qu'une première mention en soit faite
officiellement.
A cette époque, Régina d'Oltingen, propriétaire de l'alleu
(territoire) d'Aywaille, offre tous ses biens aux moines
bénédictins de Cluny. Ceux-ci héritent d'un legs considérable
dont le village d'Aywaille en est le centre. Ils y fondent un
prieuré. Le châtelain de Montjardin devient le voué, le bras
séculier de la nouvelle seigneurie ecclésiastique. Celui-ci,
contre certains privilèges, fera régner l'ordre et rendra la
justice.
La seigneurie d'Aywaille fait partie intégrante du duché de
Luxembourg. Sa situation géographique, aux limites territoriales
des principautés de Liège, de celle de Stavelot-Malmedy et des
duchés de Limbourg et de Luxembourg, lui vaut d'être souvent
victime des troupes de passage. Détruit ou ravagé plusieurs
fois, le village est inlassablement reconstruit.
En 1594, les Jésuites sont mis en possession des terres
d'Aywaille qu'ils administrent jusqu'en 1773, date de la
suppression de leur ordre par l'empereur Joseph II. Par voie de
conséquence, le gouvernement des Pays-Bas autrichiens récupère
alors à son compte les biens de la seigneurie… qu'il va revendre
en 1784 au baron de Rahier. Il n'en profite guère, la Révolution
française venant bouleverser l'ancien régime et chasser les
seigneurs d'antan. Ce sera le dernier seigneur d'Aywaille.
Le 18 septembre 1794 a lieu, sur les hauteurs d'Aywaille, la
bataille de Sprimont qui voit les armées républicaines
françaises repousser définitivement les régiments autrichiens
vers les berges du Rhin.
Aywaille devient municipalité française du département de
l'Ourthe jusqu'à la chute de Napoléon.
En 1815, les Hollandais gouvernent nos contrées; ils en
seront chassés lors de la Révolution belge de 1830.
Intégrée dans la province de Liège, la commune d'Aywaille
connaît alors un essor économique, démographique et commercial
appréciable, notamment par la construction de routes modernes
(1840-1870) – la réglementation de foires et marchés (1843) – la
réalisation de la ligne de chemin de fer de l'Amblève (1885) –
l'ouverture de carrières (1890) – l'installation de l'éclairage
public électrique (1898), du téléphone, des canalisations d'eau
et égouts, toutes innovations et facilités qui en font un lieu
de villégiature apprécié.
Le vingtième siècle voit s'affirmer la vocation commerciale
d'Aywaille.
Sougné-Remouchamps.
Remouchamps a été habité dès les temps les plus anciens, ainsi qu'en
témoignent les vestiges préhistoriques découverts dans sa célèbre
grotte et aux alentours, notamment dans la propriété Leduc, au bord
de l'Amblève entre le pont Francotte et le viaduc du chemin de fer.
Plusieurs historiens voient en Sougné le chef lieu des Sègnes ou
Sègniens, sous-tribu gauloise mentionnée par Jules César durant sa
conquête des Gaules vers l'an 52 avant Jésus-Christ.
Au
moyen âge, dès le 11ème siècle, le châtelain de
Remouchamps est le voué de la seigneurie d'Aywaille, dont dépend
Remouchamps. Contre certains privilèges, il fait régner l'ordre et
rend la justice au nom du seigneur d'Aywaille. Il habite le château
de Montjardin, dressé sur une assise rocheuse au-dessus des flots de
l'Amblève, à deux pas du cœur du village de Remouchamps.
Bourgade paisible,
Remouchamps traverse les siècles sans se faire remarquer si ce n'est
à la fin de l'ancien régime. En effet, en 1794, c'est sur ses
hauteurs, sur la Heid des Gattes, qu'a lieu la fameuse bataille de
Sprimont qui voit les armées françaises rejeter définitivement les
Autrichiens vers le Rhin.
Les villages de
Remouchamps, Nonceveux, Sedoz et Quarreux sont rattachés à la
municipalité d'Aywaille tandis que Sougné et Sur la Heid dépendent
de Sprimont. Il faudra attendre 1836 pour les voir réunir à la
commune d'Aywaille.
En 1921,
Sougné-Remouchamps est érigée en commune distincte jusqu'à sa fusion
dans l'entité d'Aywaille en 1977.
Quiconque, de passage
à Remouchamps, se doit de visiter sa célèbre grotte. Dénommée "La
Merveille des Merveilles", elle est aménagée et ouverte au public
depuis 1829. La grotte est essentiellement constituée par la
superposition de deux galeries qui se développent sur environ 2.800
mètres. La navigation souterraine sur le Rubicon est une des
attractions majeures de ce joyau de la nature.