-
Aywaille se
trouve traversée par différentes routes venant des villes de
Liège, Verviers, Spa et Stavelot et se rendant sur Bastogne,
Marche et vers le chemin de fer du vallon de l’Ourthe;
-
De Chênée à
Manhay (parcours de 40 kilomètres) et de Verviers à Barvaux
sur la route de Marche (parcours de 50 kilomètres) il ne se
trouve aucune brigade de gendarmerie et que les malfaiteurs
et maraudeurs profitent de l’absence des gendarmes pour
exploiter les localités environnantes;
-
Il y a
marché public à Aywaille tous les mois et la gendarmerie
pour maintenir l’ordre et la tranquillité à ces marchés, qui
sont très bien suivis et approvisionnés, y doit faire acte
de présence;
-
Une brigade
de gendarmerie serait très bien et convenablement placée à
Aywaille au centre des routes susmentionnées, à l’approche
des carrières et des fonderies de ces environs pour y
exercer une police régulière;
-
Il est très
fortement question de la construction d’un chemin de fer
dans la vallée de l’Amblève qui relierait celui de l’Ourthe
à celui du Grand Duché et qui traverserait cette commune
dans toute sa longueur;
-
Cette
commune possède une magnifique grotte qui est visitée chaque
année par des milliers d’étrangers;
-
La commune
pourrait fournir en cette localité un local convenable pour
l’y caser.
Le 3 décembre 1873, le ministère de la guerre informe que
c'est à regret qu'il ne peut donner une suite favorable à la
demande, l'effectif ne permettant pas de créer de nouvelles
brigades.
Trois ans plus tard, le 18 avril 1876, un arrêté royal
apporte diverses modifications dans l'organisation de la
gendarmerie. Celui-ci prévoit notamment la création d'une
brigade à Aywaille. C'est la province de Liège qui devra
supporter les frais de casernement de la nouvelle brigade.

Photo : Freddy Lemaire
- Reproduction interdite.
Gendarmes devant les locaux de leur brigade, vers 1925.
Le 11 mai 1876, le gouverneur de la province contacte la
commune d'Aywaille pour s'assurer s'il n'existerait pas à
Aywaille un bâtiment pouvant abriter les gendarmes. Le 21
août suivant, le conseil communal répond qu'il est d'accord
de céder gratuitement l'ancienne maison communale et son
jardin situé en vis-à-vis. Après discussions, les travaux
d'appropriation sont jugés excessifs. La commune propose
alors de fournir un terrain convenable, en dehors de la
localité, pour que la province puisse y construire une
caserne. Nos édiles offrent également une somme de trois
mille francs de subsides. La députation permanente marque
son accord.
C'est au-delà du pont qu'une parcelle de terrain de 26 ares,
située en bordure de la route nationale et joignant le parc
communal, est choisie comme emplacement de la future
caserne. L'acte de cession gratuite sera signé le 25
septembre 1878. Le 23 juin 1877, la commune d'Aywaille avait
été autorisée à vendre l'ancienne maison communale et son
jardin afin de contribuer à la dépense de la nouvelle
construction.
Le 9 juillet 1878, la construction est bien entamée puisque
la province décide de payer 5.328,26 francs représentant le
premier huitième de l'entreprise confiée à Joseph Dohet.
Nous n'avons pas retrouvé la date de l'inauguration des
locaux, mais nous supposons que les gendarmes occupèrent les
lieux dans les années 1880. Le premier commandant de
brigade, qui nous soit connu, arriva à Aywaille le 11
novembre 1885. Il s'agit d'Antoine Béroudiaux, né à Chimay
le 11 juin 1845.

Photo : Freddy Lemaire
- Reproduction interdite.
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Durant la guerre
14-18, les allemands occupent la gendarmerie.
Ils sont commandés par le major Kraus. Celui-ci
pose fièrement avec ses deux acolytes avant son
départ pour une tournée d'inspection. |
Les différents commandants de la
brigade de gendarmerie d'Aywaille.
|
date d'arrivée |
nom et prénoms |
lieu et date de naissance |
|
11.11.1885 |
Béroudiaux
Antoine Joseph |
Chimay 11 juin
1845 |
|
21.02.1893 |
Matagne Jean
Joseph Emmanuel |
Vencimont 07
juillet 1855 |
|
15.07.1898 |
Merjai Eugène
Barthelemy |
Hollange 03
juin 1845 |
|
20.06.1905 |
Bourdon
Florent |
Wiers 20 mars
1867 |
|
06.11.1908 |
Matheï Henri
Joseph |
Guygoven 24
mars 1865 |
|
17.04.1913 |
Fifis Auguste
Honoré Joseph |
Treignes 17
novembre 1875 |
|
10.01.1919 |
Léonard Arthur
Marie Joseph |
Hamois 03 mai
1880 |
|
29.09.1924 |
Schinckus Paul
Antoine |
St-Hubert 18
novembre 1885 |
|
18.09.1929 |
Loth Michel
Jean Marie |
Saint-Nicolas
28 février 1896 |
|
14.02.1933 |
Delvaux
Lambert Léon Constant |
Liège 08 avril
1894 |
|
10.06.1943 |
Remacle Julien
Antoine Joseph |
Odeigne 07
avril 1903 |
|
17.09.1947 |
Toubon Marie
Cyrille Albert |
Tournay 22
mars 1911 |
|
02.07.1957 |
Leroy Albert
Joseph Gilles |
Nassogne 10
octobre 1915 |
|
20.01.1972 |
Gillet Joseph
Cyrille |
Nives 16 mars
1922 |
|
28.08.1975 |
Regnier Guy
Albert Ernest Marcel |
Tilff 20
janvier 1928 |
|
13.10.1978 |
Warnimont
Bernard Eloi Fernand |
Charleroi 28
juin 1949 |
© Etienne Compère - 2005

Liens
Aywaille
